Œuvre

Les dieux de l'écologie

L'art est le produit d'une magie suggestive intégrant le sujet et l'objet, et il résulte toujours du rapport étroit entre l'artiste et le monde extérieur.
Appartenir à un groupe social, c'est partager avec les membres de ce groupe une conception de l'accomplissement humain, et accepter une définition de la personne idéale qui l'incarne.
C'est la diversité, et non l'efficacité, qui est la condition sine qua non d'une vie humaine riche et créatrice.
Il est souvent difficile de conserver sa foi en la destinée de l'homme, mais ce n'est que lâcheté de désespérer de l'avenir.
Le problème n'est pas de savoir si l'homme modifiera ou non les systèmes natures, mais bien plutôt comment il le fera.
Ni la richesse ni le savoir ne permettent de lutter efficacement contre les excès humains.
L'un des pires démons de la civilisation technologique est la soif de croissance, laquelle est attirée par d'innombrables facteurs institutionnels, allant du prestige international à la promotion immobilière et à d'autres formes de publicité commerciales.
La vie consiste à jongler sur une corde raide.
L'homme se fait lui-même, individuellement et socialement, au moyen d'une série ininterrompue d'actes volontaires qui sont régis par des jugements de valeur et ses prévisions de l'avenir.
Notre salut dépend de notre aptitude à créer une religion de la nature, et un succédané de la magie qui réponde aux besoins et au savoir de l'homme moderne.
Des rapports avec la terre basés exclusivement sur l'utilisation de celle-ci en vue de la croissance économique ne peuvent que mener à sa dégradation, en même temps qu'à la dépréciation de la vie humaine.
Malgré tous les beaux discours, l'objectif de la plupart des écoles, y compris les universités, est le conditionnement social plutôt que le développement de l'individu.
Une société qui accepte la tyrannie de l'expert est une société malade.