Tout l'art consiste à le déguiser, à le faire sans que ce soit perceptible.
Certaines personnes ont du mal à s'endormir ou souffrent carrément d'insomnie quand elles sont contrariées. Or il suffit d'un peu d'entraînement et on parvient à dormir sans peine. Cela peut même devenir une seconde nature. C'est en forgeant qu'on devient forgeron.
Tout l'art consiste à reproduire la même histoire, non pas une ou deux fois, mais des centaines de fois, tout en intégrant des bribes de réalité à chaque page. Le plus dur est de les intégrer de manière harmonieuse et naturelle, de donner une impression de spontanéité dans l'écriture.
L'auteur est un conteur, il passe sa vie à raconter la même histoire mais à partir de points de vue différents.
À force d'essayer de faire la part entre autobiographie et fiction ou invention, et d'essayer ensuite de tout remettre en forme, je suis arrivé à la conclusion que la vérité, la réalité ne sert à rien, si ce n'est de catalyseur pour écrire une histoire.
Nous sommes à Hollywood et il n'y a pas de règles. Un producteur exécutif a autant de chances de réaliser un film à succès qu'un illustre inconnu.
Je mesure ma vie en pages, en histoires lues ou écrites. En vieillissant je prends de plus en plus conscience du temps qui passe, de chaque minute écoulée, de la distance parcourue, de l'argent, des dollars.
Tout travail est noble, mais surtout le travail bien rémunéré.
Un scénario doit pouvoir se lire rapidement. L'intrigue doit progresser à toute allure. Les éléments doivent tous parfaitement s'imbriquer à la minute près, au dollar près.
On arrive à bout de tout quand on est payé.