Œuvre

Le théâtre de Maurice Boissard (1926)

L'intelligence? une question de chimie organique, rien de plus. On n'est pas plus responsable d'être intelligent que d'être bête. Il n'y a pas plus à être fier de l'un qu'à rougir de l'autre.
L'observateur des hommes et de la vie qui n'aboutit pas au comique est un observateur bien incomplet.
Il fut un temps où on savait se venger d'un bon mot par un autre bon mot, rendre épigramme pour épigramme.
Il y a là une foule de faits, de noms, de documents, de portraits même, tantôt dessiné au complet, tantôt seulement esquissés.
Bavarder est facile. Vaticiner et ennuyer l'est également.
Toute son oeuvre de chroniqueur, à part quelques rares morceaux, n'est qu'un long palmarès fastidieux, fade, niais, presque servile.
Je les ai trouvés, par moments, assez sympathiques. C'est, je crois, qu'ils sont francs, simples, qu'ils apportenet de la bonhomie, de la gaieté dans leurs peccadilles, qu'ils ne s'exagèrent pas leurs vertus, qu'ils se voient tels qu'ils sont.
Mais quand M. Alfred Mortier écrit Sylla, il ne me montre que de l'habileté. C'est un beau tour de force, mais non de la force.
Un bon mot, mais ce peut être tout, un bon mot! Ce peut être la poésie, l'émotion, le rire, le tragique, la douleur, la bonté, l'amour, toute l'expérience de la vie, tout un caractère, toute une philosophie.