Œuvre

Le Peuple

Le difficile n'est pas de monter, mais en montant, de rester soi.
Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation.
Les romantiques avaient cru que l'art était surtout dans le laid. L'amour errant leur a semblé plus poétique que la famille, et le vol que le travail, et le bagne que l'atelier.
Lorsque les manufacturiers anglais vinrent dire à M. Pitt que les salaires élevés de l'ouvrier les mettaient hors d'état de payer l'impôt, il dit un mot terrible «Prenez les enfants».
Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation.
La femme, dans les ménages pauvres, c'est l'économie, l'ordre, la providence.
La terre est à peine remise en état, et le fisc fond dessus.
Le docile, le bon sujet, sera fonctionnaire.
En nationalité, c'est tout comme en géologie, la chaleur est en bas; aux couches inférieures, elle brûle.
Les meneurs, nos grands Terroristes, n'étaient nullement des hommes du peuple, mais des bourgeois, des nobles, des esprits cultivés, subtils, bizarres, des sophistes et des scolastiques.
Toute femme portait jadis une robe bleue ou noire qu'elle gardait dix ans sans la laver, de peur qu'elle ne s'en allât en lambeaux.
Un garçon boulanger à Paris gagne plus que deux douaniers, plus qu'un lieutenant d'infanterie, plus que tel magistrat, plus que la plupart des professeurs; il gagne autant que six maîtres d'école!
J'ai connu plusieurs femmes distinguées qui disaient ne pouvoir bien penser, ni bien causer, qu'en faisant de la tapisserie.
Ce fut une chose bien terrible, lorsque la grande assemblée qui, sous Robespierre, avait fait la Terreur par la terreur même, releva sa tête, et vit tout le sang qu'elle avait versé.