Œuvre
Le Bal du comte d'Orgel (1923)
... cette reconnaissance que l'on éprouve envers qui nous porte envie.
Il n'était habile à exprimer que ce qu'il n'éprouvait pas.
L'insouciance ne s'improvise pas.
Les manoeuvres inconscientes d'une âme pure sont encore plus singulières que les combinaisons du vice.
La poésie tient plus de la précision que du vague.
Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir.
A force de se méfier de son coeur, il n'en possédait plus beaucoup.
Le drame se complaît souvent autour des objets les moins significatifs.
Non content de rire, d'applaudir aux paroles de Séryeuse, pourtant bien anodines, Anne le proclamait subblime, merveilleux, admirable et répétait ses phrases à sa femme.
Un couple qui danse révèle son degré d'entente.
Il en est des êtres comme des mers; chez les uns l'inquiétude est l'état normal; d'autres sont une Méditerranée, qui ne s'agite que pour un temps et retombe en bonace.
Il en est du bonheur comme de la santé: on ne le constate pas, on ne constate que la souffrance.
Nous sommes attirés par qui nous flatte de quelque façon que ce soit.
Tout organe se développe ou s'atrophie en raison de son activité. A force de se méfier de son coeur il n'en avait pas beaucoup.
A quel mécanisme de l'âme doit-on attribuer cet écart entre l'écriture et la parole, ou plus exactement entre l'absence et la présence? Il semble pourtant que dans la séparation il devrait être plus facile de se déguiser. C'est juste le contraire.
Un couple qui danse révèle son degré d'entente. L'harmonie des gestes du comte et de la comtesse d'Orgel, prouvait un accord que donne seul l'amour ou l'habitude.