Œuvre

La Tristesse des Anges (2009)

La neige apaise tout, on dirait qu'elle porte en elle le silence ou, plutôt, que dans l'espace qui sépare deux flocons, entre les flocons, il y a le silence.
L'homme meurt si on le prive de pain, mais il dépérit et se fane en l'absence de rêves.
Le bonheur est éphémère mais l'amertume est plus tenace, elle t'est plus fidèle, elle ne t'abandonne pas, l'amour est un vacillement, la haine un roc.
Puissance et richesse ne sont jamais allées de pair avec la poésie, peut-être est-ce pour cela qu'elle demeure si pure et qu'elle est parfois la seule résistance digne de ce nom.
Il ne savait pas qu'on pouvait arrêter la Terre en regardant une unique mèche de cheveux posée sur une joue pâle.
Il y a bien un moment où il faut finir par parler, par s'ouvrir, par ouvrir son coeur, sinon, on risque sans doute de gâcher sa vie, d'assassiner le bonheur et on se condamne soi-même à la solitude.
Il peut y avoir un tel abîme entre la surface d'un homme et sa vie intérieure, et cela devrait nous apprendre quelques chose, cela devrait nous enseigner à ne pas trop nous fier aux apparences, celui qui le fait passe à côté de l'essentiel.