Œuvre

La Mort du poète (1837)

Le poète est mort, de l'honneur esclave ; - Diffamé par l'opinion, il emporte - Au coeur ce plomb... et sa soif de revanche, - Ayant incliné son front orgueilleux.
L'accent de ses chants magiques s'est tu, - Et plus jamais il ne retentira : - Du chanteur l'asile est étroit, austère, - Un sceau pour toujours vint clore ses lèvres ! - - Vous ne laverez point de tout votre sang noir - Tout le juste sang du poète.