Œuvre

La Bible et le fusil (1996)

L'oiseau qui vole loin de son nid offre ses plumes à l'épervier.
Ce qui alourdit le cercueil d'un mort, ce sont non seulement les injures, les haines et les rancoeurs, mais aussi les amitiés et l'amour des femmes ou des hommes qu'il emporte seul dans la tombe.
L'on doit se méfier du bonheur qui germe sur les racines du malheur.
Lorsque le destin tire vos pieds sur une piste, vous ne pouvez qu'y poser vos pas.
Le malheur ne s'annonce pas. Il est un étranger très encombrant qui arrive et s'installe chez vous avec ses pustules et ses puces puantes sans même demander votre avis.
Il est des nuits qui s'ouvrent sur le jour et des nuits qui se ferment sur la nuit.
L'opposition et le communisme sont fils de l'injustice sociale.
Rendre haine pour haine multiplie la haine, la violence multiplie la violence.
Manquer d'idéal, c'est mourir avant l'heure.
L'histoire a une longue mémoire. Elle sait distinguer les hommes qui servent l'homme de ceux qui se servent de l'homme.
Le sang des innocents fait fleurir les champs de la liberté.
L'injustice n'est pas une chose abstraite. Elle s'incarne en des êtres et des faits.
Il y a les droits de l'homme occidental et ceux de l'homme africain.
La parole est un sabre quand elle dit juste et vrai.