... s'arracher aux douceurs d'un spiritualisme nuancé pour atteindre aux rivages plus amers de l'agnosticisme.
L'admirable à-propos des mendiants.
Huit heures qui sonnent! interrompit cruellement la patronne. L'haricot est sûr d'attacher!
Depuis quelques mois je commets des imprudences, je me laisse mettre en avant, je tente sottise sur sottise...
Et pourtant sa pensée, déjà rebelle, opposait une résistance sournoise, biaisait vers les images délirantes.
J'ai cessé de plaire, parce que j'ai cessé d'être utile. Je suis brûlé - voilà le mot - je suis brûlé ici et ailleurs, je suis brûlé partout!
Les doctrinaires ont cela de bon qu'ils réveillent, par contraste, certaines facultés que l'usage et l'expérience de la vie affaiblissent en nous.
A telle enseigne que j'ai supprimé dans ma dernière chronique le paragraphe sur les affaires de Syrie.
L'univers intellectuel est une solitude claire et glacée. Oui, l'intelligence peut tout traverser, ainsi que la lumière l'épaisseur du cristal, mais elle est incapable de toucher, ni d'étreindre. Elle est une contemplation stérile.
Hélas! la charité nous peut unir et confondre en un même coeur mais l'univers intellectuel est une solitude claire et glacée.
Dites-moi toutefois, si vous ne trouvez point, à la réflexion, enfantin de prétendre quitter son passé, comme on quitte le gîte d'une nuit? Ce n'est pas nous qui disposons du passé, ce n'est pas nous qui le tenons; c'est le passé plutôt qui nous tient.
L'exaltation de la jeunesse n'est plus, ni son espérance avide, mais la pente a été une fois donnée, la vie coule dans le même sens, comme entraînée par son poids.
La honte atteint son point de perfection quand la lucidité d'autrui nous découvre en plein notre propre avilissement.