Œuvre

L'Histoire de Juliette (1797)

Mon plus grand chagrin est qu'il n'existe réellement pas de Dieu et de me voir privée, par là, du plaisir de l'insulter plus positivement.
L'échafaud même serait pour moi le trône de mes voluptés, j'y braverais la mort en jouissant du plaisir d'expirer victime de mes forfaits.
Depuis l'âge de quinze ans, ma tête ne s'est embrassée qu'à l'idée de périr victime des passions cruelles du libertinage.
Sans les lois et les religions on n'imagine pas le degré de gloire et de grandeur où seraient aujourd'hui les connaissances humaines; il est inouï comme ces indignes freins ont retardé les progrès...