Œuvre
L'Etrange destin de Wangrin (1973)
... s'abimant dans une profonde méditation, il resta pratiquement «absent» une demi-heure.
Les filles mossis et bambaras, noires comme de l'ébène sahélien, étaient si élancées et d'une telle grâce qu'en les voyant au marché on se serait cru à une foire organisée pour un concours de beauté.
Il revit le petit garçon bambara, ventre bedon, corps tout nu et gris de poussière, portant en bandoulière une petite besace.
Les maladies sont censées résulter d'une perturbation de ces doubles. Lorsque la perturbation n'arrive pas à s'extérioriser en une maladie extérieure, elle devient maladie mentale.
N'oublions pas que la prière de l'égoïste se formule ainsi: «O mon Dieu! fais vite éclater le grand malheur qui fera mon bonheur particulier.»
Tout le monde éclata de rire... Wangrin fit de même tout en disant: «Riez et rions ensemble, car le rire est le meilleur thermomètre de la santé et du bonheur.»
Les eaux de tes sources et de tes rivières sont abondantes et claires. Elles portent le parfum de fleurs variées et de racines odoriférantes, tel le vétiver dont l'arôme éloigne les insectes nauséabonds.
Ce n'est pas le jour de la battue qu'il faut dresser son chien de chasse.
Ignorer comment ces gestes se combinent pour souligner les mots que la bouche égrène, c'est tomber dans le ridicule.
Quelle que soit la valeur du présent fait à un homme, il n'y a qu'un mot pour témoigner la reconnaissance inspirée par la libéralité, et ce mot c'est : merci.
Si un jeune s'expatrie et qu'à l'étranger il ne trouve pas un père et une mère, c'est qu'il n'aura pas su être le fils qu'il faut.
Quand un homme insulte ses ennemis sans les nommer, il se retranche derrière l'anonymat pour éviter qu'un ennemi décidé lui demande des comptes.