Œuvre

L'Espace littéraire (1968)

Dans les périodes dites heureuses, seules les réponses semblent vivantes.
Là où la légèreté est donnée, la gravité ne manque pas.
Le rêve est le semblable qui renvoie éternellement au semblable.
Pour écrire, il faut déjà écrire.
Qui séjourne auprès de la négation ne peut se servir d'elle.
Que notre enfance nous fascine, cela arrive parce que l'enfance est le moment de la fascination, est elle-même fascinée, et cet âge d'or semble baigné dans une lumière splendide parce qu'irrévélée.
L'oeuvre est solitaire: cela ne signifie pas qu'elle reste incommunicable, que le lecteur lui manque. Mais qui la lit entre dans cette affirmation de la solitude de l'oeuvre, comme celui qui l'écrit appartient au risque de cette solitude.