Œuvre
L'Ame est un vaste pays (1983)
En amour, comme en art, il faut toujours rester en deçà de ses possibilités.
Nous sommes des acteurs qui changeons de masque en fonction du spectacle.
J'appartiens déjà à la vieille école, celle qui considère qu'une femme sans pudeur est le pire des hommes.
Il est plus difficile de se priver d'une habitude que de briser une relation.
Avec l'âge, nous consentons à tout et il n'est pas un jour où nous ne commettons pas un acte qu'adolescents nous aurions jugé sinon infâme, du moins indigne de nous.
Le masque de la souffrance est le plus beau, car il est le plus vrai.
Plus les êtres vont mal, plus ils sont prêts à se donner aux autres.
Les hommes politiques s'obstinent à répéter les mêmes effets, jusqu'à l'écoeurement.
Il arrive que les corps se comprennent mieux que les esprits.
Il est indigne des grandes âmes de répandre autour d'elles le trouble qu'elles ressentent.
La souffrance humanise; elle rend humble.
Il y a deux catégories d'individus: ceux qui aiment leur enfance et les autres. J'appartiens à la première. Ce qui me donne le droit d'être pessimiste et le devoir d'être lucide.
La vanité l'emporte presque toujours sur l'orgueil, sauf chez quelques êtres d'exception.