Œuvre

Jean-Marie Bigard, Lionel Duroy, Rire pour ne pas mourir, éd. Oh ! Éditions (2007)

Moi, il me semble qu'au contraire le vulgaire va me permettre de dire des vérités indicibles, de dédramatiser nos petites misères, de désacraliser les hiérarchies sociales, les positions des uns et des autres, et, au passage, d'apprendre au malheureux à rire de son malheur. Je veux dire qu'une fois à poil nous sommes tous semblables, traversés par les mêmes angoisses, rongés par les mêmes soucis minuscules […] Et pour exprimer notre âme secrète, en bon explorateur que je suis, je vais aller regarder dans le slip.
Après trente ans de carrière je me devais de donner la parole aux femmes pour que les hommes en prennent plein la gueule, moi le premier.
Vers la fin du spectacle, je rends pour la première fois hommage à Robert Lamoureux, mon maître, en lisant sur scène son Éloge de la fatigue.
Moi, il me semble qu'au contraire le vulgaire va me permettre de dire des vérités indicibles, de dédramatiser nos petites misères, de désacraliser les hiérarchies sociales, les positions des uns et des autres, et, au passage, d'apprendre au malheureux à rire de son malheur.
Les murs de Paris sont couverts de mes affiches « Bigard bourre Bercy », avec le fameux slip kangourou du « Paquet » qui conforte ma réputation de comique le plus vulgaire de France.