Œuvre
Interrogé dans Le Monde en novembre 2009
Les gens me disent en général que je donnais du temps à mes invités. Je ne les matraquais pas, je les laissais parler. Ma technique d'interview était très douce. Et puis, il y avait malgré tout ce climat, autre que le face-à-face. Cela créait quelque chose d'un peu différent.
J'obtenais de mes invités qu'ils parlent de leur vision de la vie, de leur vocation. A l'époque, à la télévision, personne ne parlait de son enfance à personne. Aujourd'hui, c'est devenu quasi systématique. Moi, c'est le déclic, le processus intérieur qui a mené à ce désir profond d'être actrice, peintre ou médecin, qui me passionnait. Ce n'était pas de l'ordre de l'intime superficiel.