Je bois la coupe amère des expiations; mais en la buvant, j'ai terriblement épelé cette sentence: «Expier n'est pas effacer.»
Il n'y a pas de crime à être amoureux de sa femme, me répondit-elle en souriant forcément.
Attentif comme un père, il fournissait à tous mes besoins.
Quand une femme a inspiré une passion à un homme, elle lui est toujours sacrée, elle est, à ses yeux, revêtue d'un privilège imprescriptible.
Involontairement je comparais entre elles ces deux existences, celle du comte, tout action, tout agitation, tout émotion; celle de la comtese, tout passivité, tout inactivité, tout immobilité.
L'amitié des femmes est de beaucoup supérieure à leur amour.
Une jeune fille est comme une fleur qu'on a cueillie; mais la femme coupable est une fleur sur laquelle on a marché.
Hélas! il faut avoir expérimenté la vie pour savoir que le mariage exclut la passion, que la famille ne saurait avoir les orages de l'amour pour base.
Si nous vous sommes inférieurs par l'esprit, nous pouvons vous égaler par le dévouement en amitié.
L'âme a sa clairvoyance, elle pressent la douleur, le chagrin, la joie, l'animadversion, la haine chez autrui.
Une épouse jeune et belle, sage et rieuse, n'admet pas de supériorités au-dessus de celles dont elle est douée par la nature.
Un amour sans discernement est, chez un mari, une faute qui peut préparer tous les crimes d'une femme!
Il est une loi divine et humaine à laquelle la haine elle-même feint d'obéir, et qui ordonne de ne pas condamner sans entendre la défense.
Les drames de la vie ne sont pas dans les circonstances, ils sont dans les sentiments, ils se jouent dans le coeur, ou, si vous voulez, dans ce monde immense que nous devons nommer le monde spirituel.