Tout journal est faux en sa complaisance, ses réticences, son indécence première, son écriture première
Qu'un pessimiste soit cependant linguiste, philatéliste, cruciverbiste, animaliste, dictionnariste, coloriste, tabagiste , silentiaire, opéraphile , poésiste, cartophile, oenophile, montre à quel point il est encore loin d'avoir perdu le goût de vivre, sinon par objets interposés.
Si les optimistes lèvent la tête en marchant et les pessimistes la baissent, les normaux ne doivent-ils pas "regarder en face" ?
La voix qu'on emprunte, au téléphone, pour parler à un répondeur automatique est encore autre, plus proche de rien, une présence vide et anonyme: ce n'est pas moi qui parle, je laisse passer un message d'ombre.
Qui est responsable de l'univers, d'entre celui qui ne l'a pas créé et ceux qui ne l'ont pas pris en charge ?