Œuvre

Fanfan la Tulipe

Quand une femme dit la vérité, c'est pour déguiser un mensonge.
Il était une fois un pays charmant qui s'appelait la France. Regardez-la par le petit bout de la lorgnette, c'est elle en plein XVIIIe siècle. Alors on vivait heureux, les femmes étaient faciles et les hommes se livraient à leur plaisir favori : la guerre — le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part.
La guerre — le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part.
Elle ne pouvait pas se confesser avant d'avoir péché.
M'avez-vous au moins amené de belles recrues ? Je veux des visages avenants, gracieux, enjoués, qui expriment la joie de vivre et de mourir s'il y a lieu.
La crédulité est la force principale des armées.
Tu aimes Fanfan, dis-tu ? Remercie-moi donc : mon caprice t'offre l'occasion de lui donner la plus grande des preuves d'amour en trahissant pour le servir la fidélité que tu lui as juré.
Monsieur la Tulipe, je vous fais grand compliment. S'il est vrai, comme on le dira peut-être un jour, que la guerre est une affaire trop sérieuse pour qu'on la confie à des militaires, vous avez néanmoins montré, dans la conduite des opérations dont vous avez pris l'initiative sans nous en référer, un talent digne d'un général. Je vous fais donc capitaine.
J'suis pas pressé ! Dès l'instant que mon avenir est assuré, j'aurai la patience d'espérer dans la certitude.
Capitaine de la Houlette : Un trèfle à quatre feuilles ! Vous avez les pieds dans le bonheur, mon ami. Votre nom ?
Capitaine de la Houlette : Mes compliments ! Et Son Altesse vous a permis de l'embrasser ?