Œuvre

Et Nietzsche a pleuré (2007)

Je sais maintenant que le secret d'une vie heureuse est d'abord de vouloir ce qui est nécessaire, et ensuite d'aimer ce qu'on a voulu.
Pour établir une relation avec autrui, il faut d'abord établir une relation avec soi-même. Si nous sommes incapables d'affronter notre propre solitude, nous ne faisons qu'utiliser les autres comme des boucliers.
Mourir est une chose difficile. J'ai toujours considéré que le privilège des morts est de ne plus mourir !
Le désespoir est, à mes yeux, la rançon de la lucidité. Regardez la vie droit dans les yeux : vous n'y verrez que du désespoir.
Je hais ceux qui me privent de ma solitude sans pour autant me tenir compagnie.
Soit dit en passant, connaissez vous l'essai de Montaigne sur la mort, dans lequel il recommande de vivre dans une chambre dont la fenêtre donne sur un cimetière ? Car pour lui, cela permet de bien garder en tête les priorités de la vie.
La confession seule ne suffit pas, Josef. Sinon il n'y aurait pas de catholiques névrosés !
On ne choisit pas, à proprement parlé, une maladie en revanche on choisit bel et bien l'angoisse, et c'est l'angoisse qui se charge de choisir la maladie !
Nietzsche avait si peu de contacts avec les autres humains qu'il passait un temps fou à converser avec son propre système nerveux.
Je veux être aux aguets, et je ne veux être exclu d'aucune partie de mon expérience intérieure ! Et si la tension doit être la rançon de la perspicacité, eh bien soit ! Je suis assez riche pour en payer le prix.
L'espoir est le pire de tous les maux car il prolonge le tourment.