Quand bien nous pourrions être savants du savoir d'autrui, au moins sages ne pouvons-nous être que de notre propre sagesse.
... notre âme s'élargit d'autant plus qu'elle se remplit.
Nous savons dire: «Cicero dit ainsi; voilà les meurs de Platon; ce sont les mots mesmes d'Aristote.» Mais nous, que disons nous nous mesmes? que jugeons nous? que faisons-nous? Autant en diroit bien un perroquet.
Or il ne faut pas attacher le savoir à l'âme, il l'y faut incorporer; il ne l'en faut pas arroser, il l'en faut teindre et, s'il ne la change, et améliore son état imparfait, certainement il vaut beaucoup mieux le laisser là.
Toute autre science est dommageable à celui qui n'a la science de la bonté
Quand bien nous pourrions être savants du savoir d'autrui, au moins sages ne pouvons-nous être que de notre sagesse.