Œuvre
Encyclopédie du savoir relatif et absolu
La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice.
Les bébés ont besoin de communication pour survivre. Le lait et le sommeil ne suffisent pas. La communication est aussi un élément indispensable à la vie.
Le pouvoir n'est pas ce que vous possédez mais ce que votre adversaire s'imagine que vous possédez.
Loi de Parkinson : « Plus une entreprise grandit, plus elle engage des gens médiocres et surpayés. »
Plus le milieu extérieur est hostile, plus il oblige la cellule ou l'individu à développer des talents inconnus.
Les idées sont comme des êtres vivants. Elles naissent, elles croissent, elles prolifèrent, elles sont confrontés à d'autres idées et elles finissent par mourir.
Lorsque vous plantez une idée fertile dans mon esprit, vous parasitez littéralement mon cerveau, le transformant en véhicule pour la propagation de cette idée.
L'ordre n'est [...] qu'une combinaison de désordres.
La solidarité nait de la douleur et non de la joie. On se sent plus proche de quelqu'un qui a subi avec vous une épreuve pénible que de quelqu'un qui a partagé avec vous un moment heureux.
Le jour où la société humaine n'éprouvera plus de sentiment de supériorité ou de crainte devant un phénomène naturel, l'homme sera en homéostasie avec son univers. Il connaitra l'équilibre. Il ne se projetterai plus dans le futur. Il ne se fixera pas d'objectifs lointains. Il vivra dans le présent, tout simplement.
Une défaite ne peut-être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement. La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice.
Derrière beaucoup de prétendues réussites, il n'y a qu'une volonté de se hisser au plus haut plongeoir pour bien se planter de manière spectaculaire.
On ne perçoit du monde que ce qu'on est préparé à en percevoir.
Il est parfois plus difficile d'être quelconque qu'extraordinaire.
Pas de gouvernement car, pense Rabelais : « Comment pourrait-on gouverner autrui quand on ne sait pas se gouverner soi-même »
Chaque homme jouit du pouvoir de faire incarner par ses enfants d'autres valeurs que celles de ses parents.
Être leader, c'était une question de confiance.
L'homme a écrasé, éliminé, mis au musée toutes les espèces capables de le manger.
Il y aura toujours une grande différence entre ceux qui se demandent « pourquoi les choses ne fonctionnent pas » et ceux qui se demandent « comment faire pour qu'elles fonctionnent ». Pour l'instant, le monde humain appartient à ceux qui se demandent « pourquoi ». Mais l'avenir appartient forcément à ceux qui se demandent « comment ».
On progresse mieux, et plus vite, dans les strates de la société si l'on sait séduire, réunir des tueurs, désinformer, que si l'on est capable de produire des concepts ou des objets nouveaux.
La langue que nous utilisons influe sur notre manière de penser. Par exemple, le français, en multipliant les synonymes et les mots à double sens, autorise des nuances très utiles en matière de diplomatie.
La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois afin qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes : scolarité normale, travail normal, citoyenneté normale, consommation normale, c'est toute la société qui se retrouve « normale » et qui stagne.
Le devoir de tout homme est de cultiver sa joie intérieure.
L'important n'est pas ce qui a été accompli mais ce qu'en rapporteront les biographes. [...] Les générations futures se moquent des exploits réels, seul compte le talent du biographe qui les relate.
Quand la femme se plaint, elle n'exige pas que l'homme l'aide à ne pas chuter, elle réclame seulement d'être écoutée.