Œuvre

Eloges, Milord Maréchal

Milord Maréchal aimait à conter, mais ne contait jamais qu'à propos, avec simplicité, quoique avec finesse, et surtout avec ce bon goût qui écarte les détails inutiles.
Une guerre longue et cruelle, inutile à l'Autriche, funeste à la France, profitable aux seuls Anglais, et glorieuse au seul roi de Prusse, qui, après l'avoir soutenue pendant sept ans contre la moitié de l'Europe, l'a terminée sans perdre un village.
Enfin son goût pour cette nation (Anglais) était si décidé qu'il en préférait même la cuisine à la nôtre trop justement célèbre dans toute l'Europe.
Tous eurent le courage de lui être fidèles; et lui, de ne pas douter qu'ils ne le fussent.
Il erra cinq à six mois, toujours poursuivi et toujours tranquille, dans les montagnes et les petites îles au nord de l'Ecosse.
Ils faisaient à cette cour un exposé faux, et par conséquent dangereux des forces que le parti de ce prince avait en Ecosse et en Angleterre.
Autant il était réservé à parler des fautes et des travers d'autrui, autant il aimait a célébrer les belles actions.
Ils faisaient à la cour un exposé faux, et par conséquent dangereux des forces que le parti de ce prince avait en Ecosse et en Angleterre.