Ce roman (Télémaque), que Fénelon avait uniquement destiné pour le duc de Bourgogne, son élève, vit le jour par l'infidélité d'un domestique qui en avait pris une copie.
Ses dialogues sur l'éloquence, et sa lettre à l'Académie française sur le même objet, renferment les principes les plus sains sur l'art d'émouvoir et de persuader.
Sa disgrâce à la cour, qui avait commencé par ses opinions mystiques, fut consommée sans retour par son roman de Télémaque.
Il recueillait dans son palais les malheureux habitants des campagnes que la guerre avait obligés de fuir leurs demeures, les nourrissait, et les servait lui-même à table.
Fénelon a caractérisé lui-même en peu de mots cette simplicité qui le rendait si cher à tous les coeurs: La simplicité, disait-il, est la droiture d'une âme qui s'interdit tout retour sur elle et sur ses actions.
Il était bien mieux que modeste; car il ne songeait pas même à l'être.
Une femme de la cour ayant demandé à l'évêque de Meaux, dans le fort de sa querelle théologique avec Fénelon, si cet archevêque avait en effet autant d'esprit qu'on le disait: Ah! ma dame, répondit Bossuet, il en a à faire trembler.