Œuvre
Eloges, abbé de Choisy
L'abbé de Choisy alla en Italie comme conclaviste du cardinal de Bouillon, après la mort de Clément X.
Cette considération personnelle, qui ne s'accorde ni au rang ni au génie même, mais à la vertu seule, et dont on doit être d'autant plus jaloux qu'on est plus exposé par ses talents ou par ses dignités au jugement de ses contemporains.
L'auteur a un mérite infaillible pour être lu, le mérite rare de faire conversation avec son lecteur.
Ces mémoires (de l'abbé de Choisy), quoique fort négligés pour le style, sont peut-être le plus agréable de ses ouvrages.
Il (M. de Choisy) eut le malheur honorable de déplaire au ministre, et de s'en voir négligé comme il devait s'y attendre.
La vanité offusquait ses lumières, qui, d'ailleurs peu étendues et peu actives, même pour ses propres intérêts, n'avaient jamais un pressant besoin de s'exercer.
Il avait appris d'un politique philosophe, que les grandes places sont comme les rochers escarpés, qu'il n'y a que les aigles et les reptiles qui y parviennent.
Quoiqu'il menât dans le monde une vie assez dissipée, il se crut obligé, d'après la décision de sa famille, de remplir sa vocation ecclésiastique.
Ce pauvre roi (d'Espagne) qui apprenait la prise de Mons par Louis XIV, et, ignorant que cette ville était à lui, disait en soupirant: voilà une grande perte pour le roi d'Angleterre!
Ils (ces passages des Mémoires de Choisy) feront connaître.... le rôle un peu mesquin qu'il a joué dans sa sous-ambassade.
Il ne craignait pas même de se montrer à Versailles avec ce singulier travestissement (en femme).