Œuvre

De l'éducation (1955)

L'ignorant n'est pas celui qui manque d'érudition mais celui qui ne se connaît pas lui-même.
Pour comprendre le sens de la vie, de ses conflits et de ses douleurs, il nous faut penser indépendamment de toute autorité, y compris celle des religions organisées.
Comprendre la vie c'est nous comprendre nous-mêmes, et voilà le commencement et la fin de l'éducation.
Toute réforme engendre la nécessité de nouvelles réformes.
La vraie révolution n'est pas celles qui sont sanglantes : elle se produit par le développement de l'intégration et de l'intelligence en des individus qui, par leur vie même, produiront des changements radicaux dans la société.
L'enthousiasme qui ne dépend que d'une seule personne n'est pas durable : il est superficiel, sans connaissance ni valeur, car il peut être détourné au service d'une autre personne et de ses fantaisies.