Œuvre
Contes à aimer, contes à s'aimer (2000)
La haine n'est le plus souvent que de l'amour blessé, que nous maltraitons encore plus avec l'accumulation de nos ressentiments.
Le malamour détruit l'amour comme la malbouffe peut détruire notre santé.
Le propre de l'Amour : dans son immense générosité, son abondance fondamentale, il se donne, s'offre, se dépose sans contrepartie dans chaque être vivant.
La vie nous demande souvent non pas de la suivre aveuglément, mais de la précéder joyeusement.
En matière d'amour nous vivons le plus souvent en état d'autoprivation.
S'il est possible d'aimer simultanément deux êtres d'un amour fort, profond, il n'est pas possible d'être amoureux de deux personnes en même temps.
Nous passons notre vie à naître sans pouvoir toujours achever notre mise au monde.
L'amour aveugle est souvent un amour violent.
Même mal aimé, l'amour peut nous aimer.
A trop être parents d'élèves, certains oublient d'être parents de leurs enfants.
Quand l'amour et la tendresse se partagent dans l'abandon et la confiance, ils peuvent s'agrandir jusqu'aux rires du soleil.
Il existe un âge où les enfants doivent accepter de laisser grandir leurs parents.
La vie ne se partage pas. Elle s'offre en entier à chacun. Et si nous acceptons de l'accueillir ainsi au plein de nous, elle se répand et se multiplie pour nous agrandir.
La difficulté à dire je t'aime n'a d'égale que celle à oser reconnaître et accepter le besoin d'être aimé.
La vie est pleine de surprises et de répétitions. Osons les surprises pour éviter les répétitions.
Nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour amoureux. C'est pour cela qu'il faut aimer au présent et ne pas maltraiter l'amour, tant qu'il est là.
Respecter ses enfants, ce n'est pas tenter de les protéger de ce qui a pu nous arriver, c'est leur permettre d'affronter ce qui peut leur arriver.
Tout ne s'explique pas, mais tout a un sens.