Œuvre

Clair de femme (1977)

Je ne sais pas ce que c'est, la féminité. Peut-être est-ce seulement une façon d'être un homme.
La frigidité, c'est lorsque la morale et la psychologie couchent ensemble.
Le rire, c'est parfois une façon qu'à l'horreur de crever.
La faiblesse a toujours vécu d'imagination. La force n'a jamais rien inventé, parce qu'elle croit se suffire. C'est toujours la faiblesse qui a du génie.
Tout à l'heure, vous allez me quitter, mais il y a des instants qui ont de la mémoire. L'éphémère vit d'éclairs et je ne demande pas au bonheur une rente.
Lorsqu'on a aimé une femme de tous ses yeux, de tous ses matins, de toutes les forêts, champs, sources et oiseaux, on sait qu'on ne l'a pas encore aimée assez et que le monde n'est qu'un commencement de tout ce qui vous reste à faire.
Qui donc a dit que tout ce qui est féminin est homme, tout ce qui est masculin est femme? Personne.
Chaque amour heureux porte nos couleurs: il devrait avoir des millions de supporters. Notre fraternité est enrichie par tout ce qui nous éclaire.
La joie d'un enfant ou la tendresse d'un couple brillent pour tous, elles sont toujours une place au soleil.
On ne vit que de ce qui ne peut mourir.
C'est toujours la faiblesse qui a du génie.
La force n'a jamais rien inventé, parce qu'elle croit se suffire.
C'est une époque où tout le monde gueule de solitude et où personne ne sait qu'il gueule d'amour. Quand on gueule de solitude, on gueule toujours d'amour.
C'est parce que l'amour, lui comprend tout, a réponse à tout, résout tout et qu'il n'y a qu'à le laisser faire.
Nous avions besoin d'oubli, tous les deux, de gîte d'étape, avant d'aller porter plus loin nos bagages de néant. Deux êtres en déroute qui s'épaulent de leur solitude.
« Les cris désespérés sont les cris les plus beaux » figure depuis trop longtemps au programme.
Je ne crois pas aux pressentiments, mais il y a longtemps que j'ai perdu foi en mes incroyances. Les je n'y crois plus sont encore des certitudes et il n'y a rien de plus trompeur.
Reconnaissez aussi que toutes les chaînes ne sont pas biologiques, qu'il en est qui sont notre propre oeuvre, et que l'on peut briser.