Œuvre

Ce que je crois

Plus j'y songe et plus je crois que le Christ m'est apparu comme celui qui départage entre deux impossibilités.
Un miracle que nous ne voyons même plus tellement il est commun, c'est qu'aucun visage humain, autant qu'il en existe et qu'il en ait existé, n'en reproduit un autre.
Ce n'est pas la peur au sens où l'entendait le vieux Lucrèce qui enfante les dieux, mais l'horreur du néant, ou plutôt de son absurdité: l'être pensant ne consent pas à ne pas avoir été pensé, le coeur aimant ne consent pas à ne pas avoir été aimé.
Quand on a passé le cap des tempêtes et trouvé le port, on est mal venu de vouloir faire la leçon à ceux qui se débattent encore, à ceux qui commencent à peine à se débattre.
Il faut que la vieillesse soit sainte, sinon elle est obsédée.
Nous possédons à jamais la créature à laquelle nous avons renoncé.
... il est vrai que tout parti pris théologique comporte une attitude politique.
Croire, c'est aimer.
Ce qui m'étonne le plus dans le courage humain est celui que l'on pourrait appeler du dernier message.
La vérité est une. Le mensonge est multiple. La partie n'est pas égale.