Œuvre
Boule de suif (1880)
Il parla à son tour d'un ton doctrinaire, avec l'emphase apprise dans les proclamations qu'on collait chaque jour aux murs, et il finit par un morceau d'éloquence où il étrillait magistralement cette «crapule de Badinguet».
Il parla à son tour d'un ton doctrinaire, avec l'emphase apprise dans les proclamations qu'on collait chaque jour aux murs.
Une lèvre sans moustache est nue comme un corps sans vêtement.
Une bouche rasée me paraît ressembler à un bois abattu autour de quelque fontaine où l'on allait boire et dormir.
Vraiment, un homme sans moustache n'est plus un homme.
L'amour légal le prend toujours de haut avec son libre confrère.
Et Boule de suif pleurait toujours et parfois un sanglot, qu'elle n'avait pu retenir, passait, entre deux couplets, dans les ténèbres.
Et je fais des voeux pour que nos fils ne voient plus jamais de guerre.