Œuvre
Au large de l'écueil (1912)
L'Amour me semble un capricieux personnage, aussi avare de ses dons que prodigue de ses mensonges.
On n'a jamais le coeur assez grand pour l'emplir de belles choses.
C'est bien là notre bonheur humain : un moment, l'extase nous berce au fil du courant, puis il nous faut ramer douloureusement contre elle...
Les femmes ont beaucoup de peine à condamner les faiblesses que les hommes accomplissent pour elles !
Il n'est pas facile d'avoir du courage contre le désespoir...
L'amour de notre langue s'identifie avec l'amour des mères qui nous l'apprennent !
Un regard est souvent tout dans les choses de l'amour...
Il n'y a que les femmes qui sachent bien ce qu'un homme vaut dans leur âme !
Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve.
Avec de la tendresse autour de soi, on n'est pas incapable de vivre... Il n'y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir...
On n’a jamais le cœur assez grand pour l’emplir de belles choses… Le mien est un écrin où déjà sont réunis les joyaux les plus précieux, et plus il en reçoit, plus il en veut avoir...
Savez-vous à quoi me fait songer le coeur des coquettes ?... L’amour qu’elles donnent fond comme le petit bloc de sucre que je laisse tomber dans ce breuvage… Leur cœur est un liquide bouillant qui dévore autant de pains de sucre qu’elles ont d’aventures...
Une femme devine toujours, quand il y a de l’amour autour d’elle !
Le souvenir, c’est presque vivre où l’on promène son rêve.
L’amour qui n’avance pas recule, tu le sais...