Oui, un plagiat, dans le sens où toute œuvre mineure, toute œuvre issue de la plume d’un écrivain mineur, ne peut être qu’un plagiat d’une œuvre maîtresse quelconque. La petite différence est qu’ici nous parlons d’un plagiat consenti. Un plagiat qui est un camouflage qui est une pièce dans une scène bigarrée qui est une charade qui probablement nous conduira au vide.
Oui, un plagiat, dans le sens où toute œuvre mineure, toute œuvre issue de la plume d’un écrivain mineur, ne peut être qu’un plagiat d’une œuvre maîtresse quelconque.
Exagérer est une manière d'admirer poliment... Vous permettez à votre interlocuteur de dire : C'est vrai... Et alors vous dites : C'est incroyable. D'abord vous ne pouvez pas le croire, et ensuite ça vous semble incroyable.
L'inutile s'impose non comme qualité de vie, mais comme mode ou signe distinctif de classe sociale.
Avant, je lisais de tout, professeur, et en grande quantité, aujourd’hui je ne lis que de la poésie. La poésie seule n’est pas contaminée, la poésie seule n’est pas dans le coup. Je ne sais pas si vous me comprenez professeur. La poésie seule, et encore pas toute, que ce soit clair, est un aliment sain et pas une merde.
Un vrai écrivain devait savoir écouter et savoir agir au moment juste. Il devait être raisonnablement opportuniste et raisonnablement cultivé. La culture excessive éveille des craintes et des rancoeurs. La culture opportuniste éveille des soupçons.
Tous les cent mètres le monde change, disait Florita almada. Dire qu'il y a des endroits identiques à d'autres, c'est un mensonge. Le monde est comme un tremblement.
Dire qu'il y a des endroits identiques à d'autres, c'est un mensonge. Le monde est comme un tremblement.
Il n'y a pas d'amitié, dit la voix, il n'y a pas d'amour, il n'y a pas de poésie épique, il n'y a pas de poésie lyrique qui ne soient un gargouillement ou un gazouillement d'égoïstes, une trille de tricheurs, un bouillonnement de traîtres, une ébullescence d'arrivistes. une roulade de pédales.
Les années ne passent pas sans laisser de traces.
Il ne s’agit pas de croire ou ne pas croire aux hasards. Le monde entier est un hasard. J’ai eu un ami qui me disait que je me trompais en pensant comme ça. Mon ami me disait que pour quelqu’un qui voyage en train, le monde n’est pas un hasard, même si le train traverse des territoires inconnus du voyageur, des territoires que le voyageur ne reverra jamais plus de sa vie.
Il ne s’agit pas de croire ou ne pas croire aux hasards. Le monde entier est un hasard.
Le hasard, au contraire, est la liberté totale à laquelle nous sommes abouchés du fait de notre propre nature. Le hasard n’obéit pas à des lois, ou s’il y obéit, nous, nous ne les connaissons pas. Le hasard, si vous me permettez la comparaison, est comme Dieu qui, chaque seconde, se manifeste sur notre planète. Un Dieu incompréhensible, avec des gestes incompréhensibles adressés à ses créatures incompréhensibles. Dans cet ouragan, dans cette implosion osseuse, se réalise la communion. La communion du hasard avec ses traces et la communion de ses traces avec nous.
Le hasard, au contraire, est la liberté totale à laquelle nous sommes abouchés du fait de notre propre nature. Le hasard n’obéit pas à des lois, ou s’il y obéit, nous, nous ne les connaissons pas.
Le hasard, si vous me permettez la comparaison, est comme Dieu qui, chaque seconde, se manifeste sur notre planète. Un Dieu incompréhensible, avec des gestes incompréhensibles adressés à ses créatures incompréhensibles. Dans cet ouragan, dans cette implosion osseuse, se réalise la communion. La communion du hasard avec ses traces et la communion de ses traces avec nous.
Mais écoutez. Toute oeuvre qui n'est pas une oeuvre maîtresse est, comment vous dire,une pièce d'un vaste camouflage. Vous avez été soldat, j'imagine, et vous savez déjà de quoi je parle. Tout livre qui n'est pas une oeuvre maîtresse est chair à canon, infanterie vaillante, pièce sacrifiable puisqu'elle reproduit, de multiples manières, le schéma de l'oeuvre maîtresse.