Qui, parmi vous, mérite la vie éternelle?

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Nietzsche avait vu juste, avec son flair de vieille pétasse, le christianisme était au fond une religion féminine.
La plupart des garçons, surtout lorsqu'ils sont réunis en bandes, aspirent à infliger aux êtres les plus faibles des humiliations et des tortures. Au début de l'adolescence, en particulier, leur sauvagerie atteint des proportions inouïes.
Les relations familiales persistent quelques années, parfois quelques dizaines d'années, elles persistent en réalité beaucoup plus longtemps que toutes les autres; et puis, finalement, elles aussi s'éteignent.
La vérité est scandaleuse. Mais sans elle, il n'y a rien qui vaille. Une vision honnête et naïve du monde est déjà un chef-d'oeuvre.
Même dans les élevages mieux tenus, c'était la première chose qui vous frappait, ce caquètement incessant, ce regard de panique permanent que les poules vous jetaient, ce regard de panique et d'incompréhension, elles ne demandaient aucune pitié elles en auraient été incapables, mais elles ne comprenaient pas les conditions dans lesquelles elles étaient appelées à vivre.
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Jeunesse, beauté, force: les critères de l'amour physique sont exactement les mêmes que ceux du nazisme.
L'enfant est une sorte de nain vicieux, d'une cruauté innée, chez qui se retrouvent immédiatement les pires traits de l'espèce, et dont les animaux domestiques se détournent avec une sage prudence.
La liberté, à titre personnel, j'étais plutôt contre; il est amusant de constater que ce sont toujours les adversaires de la liberté qui se trouvent, à un moment ou à un autre, en avoir le plus besoin.
L'amour non partagé est une hémorragie.
Sans doute l'amour n'avait-il jamais été, comme la pitié selon Nietzsche, qu'une fiction inventée par les faibles pour culpabiliser les forts, pour introduire des limites à leur liberté et à leur férocité naturelles.