Quelques états ressemblent aux tuyaux d'orgue; on ne les fait d'abord si longs que pour les mettre d'accord en les rognant ensuite.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

L'effet de l'optique fait quelquefois voir au navigateur la terre plus proche de quelques centaines de milles qu'elle ne l'est en effet, et remplit son coeur de joie et d'espérance par cette innocente déception.
L'imagination ne peut retracer dans ses tableaux que le passé ou l'avenir, le présent échappe à ses pinceaux; ainsi l'eau de rose perd, dit-on, sa vertu au moment où les rosiers fleurissent.
L'amour, l'ivresse, et quelquefois aussi les moments d'enthousiasme que l'aspect d'une belle nature nous inspire, nous font trop aimer ce qui nous plaît et trop haïr ce qui nous déplait.
La différence qu'il y a entre un homme malheureux et un homme heureux est la même que celle qui existe entre celui qui a la fièvre tierce et celui qui a la fièvre quarte. Le premier n'a qu'un bon jour, le second en a deux.
Les hommes et les livres ont besoin d'être corrigés plus d'une fois, pour pouvoir se passer d'errata.
Toutes les citations de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul →

Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.