Souvent ces femmes se marient ou périssent d'une autre façon
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Quand quelqu'un est ainsi dévalorisé, les autres s'en trouvent un peu plus valorisés. Les voici tous, soudain, face à une non-personne, redevenus des personnes.
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La maman espère que le petit drôle finira par s'échapper de Paula, avant d'être formé et viable, suffit qu'elle se traîne un bon coup sur les genoux, qu'elle soulève de lourds baquets pleins d'eau de lessive sale et brûlante, qu'elle se crève le cul, la Paula. Mais non, rien ne s'évade, rien ne s'échappe, à part la sueur qui jaillit de tous les pores.
Et partout sur le seuil des maisons sont assises des femmes touchées par la mort, pareilles à des mouches écrasées – assises comme engluées dans l'asphalte liquide, elles dominent du regard leurs petits royaumes où elles sont reines. Tantôt reines par la grâce des lessives, tantôt reines par la grâce des cocottes minutes.
Faute de présent, il faut préparer l'avenir.
L'amour ne siège plus dans le bas-ventre, mais uniquement dans la tête. dans le bas-ventre, tout est mort, insensible. Le bas-ventre s'épargne ainsi bien du tracas. Plutôt une cuisine flambant neuve que du plaisir dans le ventre. Le plaisir passe, la cuisine demeure.
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Beaucoup de gens entrent, intacts, dans le monde du travail, et en ressortent mauvais, endurcis. Brigitte ne veut pas s'endurcir mais se faire engrosser.
La victoire se nomme fertilité. Avec mention spéciale pour la matrice et les ovaires.
Ici le bonheur s'épanouit, ça se voit. Qui ne trouve pas le bonheur dans le paysage, trouve le bonheur dans les enfants et le mari. Qui ne trouve pas le bonheur dans le paysage, les enfants ou le mari, trouve le bonheur dans le travail.
L'amour passe, mais la VIE reste.
Souvent ces femmes se marient ou périssent d'une autre façon