Quand on se méfie de la pauvreté de sa vie intérieure, il faut emporter de bons livres : on pourra toujours remplir son propre vide.

À lire aussi de Sylvain Tesson

La solitude est une patrie peuplée du souvenir des autres.
Le vaisseau fantôme de la lune s'avance dans un ciel en haillons. La pâleur des morts accoudés au bastingage du vaisseau donne au satellite sa clarté huileuse.
La valse viennoise: ce coup de balai sur les parquets cirés.
L'énergie humaine se nourrit de changement.
Elle était belle comme ces petits sachets de lavande qu'on presse pour en exhaler les parfums.
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Dans la même œuvre

Trop de facilité recouvre l'âme de suie.
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures?
En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse.
S'installer dans le réduit d'une hutte sibérienne, c'est gagner la bataille contre l'ensevelissement des objets.
Un bois n'a jamais refusé l'asile. Les princes, eux, envoyaient leurs bûcherons pour abattre les bois. Pour administrer un pays, la règle est de le défricher. Dans un royaume en ordre, la forêt est le dernier bastion de liberté à tomber.