Quand on est supporter d’un club, on est heureux des succès. Il me suffit de marcher dans la rue ou d’être près de mes enfants pour croiser des gens que les victoires rendent heureux. Et face au bonheur autour de vous, les deux ou trois têtes d’andouille qui pourraient susciter en vous quelque rancoeur ou rancune ne pèsent pas lourd.

À lire aussi de Pape Diouf

L’équité, c’est une certaine logique, du bon sens, alors que l’égalité est impossible, dans le football.
Si je peux avoir laissé à mes enfants et à mes petits-enfants, ma fille aînée m’en ayant déjà donné deux, un certain type d’enseignement qui a pu leur servir positivement dans la vie, c’est l’essentiel. Il me suffira qu’ils puissent dire que je leur ai transmis quelque chose, une intransigeance ou une ouverture, quelques principes et des règles de vie.
Je continue de penser que le repli sur soi est un appauvrissement. Si le pays le plus riche et le plus puissant au monde, les États-Unis, a su prospérer, c’est d’abord par l’ouverture extraordinaire dont il a été capable, par la force des événements et de l’histoire.
J’étais un homme de couleur en France mais qu’en Afrique, le Blanc devenait à son tour un homme de couleur. Tout comme l’exotisme n’est pas le même pour tout le monde. Aux yeux d’un Occidental, le marché Sandaga de Dakar est formidablement exotique par ses odeurs, ses couleurs, ses bruits et sa population bigarrée, ce que de nombreux écrivains se sont plu à décrire.
On a besoin des Noirs et des Arabes tant qu’ils sont performants, tant que le jeu en vaut la chandelle. Mais à la fin de leur carrière, on les met de côté, ce qui explique l’absence totale de Noir ou d’Arabe à la tête des instances du football français, alors que ces joueurs ont démontré pendant leur carrière de footballeur qu’ils avaient les mêmes capacités de réflexion, d’analyse et de suggestion que leurs coéquipiers.
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Dans la même œuvre

On naît, on vit, on part, on est tous de passage. On se succède les uns aux autres. C'est la loi de la nature.
Mieux vaut un mauvais papier à l'heure qu'un bon papier en retard.
Je n’ai pas peur que l’on m’oublie. L’essentiel est que mes enfants et ma famille ne m’oublient pas. Le reste, je m’en fous complètement.
Chez certains grands hommes que j’ai admirés, dont j’ai lu l’oeuvre et découvert le parcours, j’ai toujours été intrigué et même étonné de cette volonté farouche de vouloir entrer dans l’histoire. Moi, ça m’est complètement égal.
Si je peux avoir laissé à mes enfants et à mes petits-enfants, ma fille aînée m’en ayant déjà donné deux, un certain type d’enseignement qui a pu leur servir positivement dans la vie, c’est l’essentiel. Il me suffira qu’ils puissent dire que je leur ai transmis quelque chose, une intransigeance ou une ouverture, quelques principes et des règles de vie.