Je continue de penser que le repli sur soi est un appauvrissement. Si le pays le plus riche et le plus puissant au monde, les États-Unis, a su prospérer, c’est d’abord par l’ouverture extraordinaire dont il a été capable, par la force des événements et de l’histoire.

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Mieux vaut un mauvais papier à l'heure qu'un bon papier en retard.
Si je peux avoir laissé à mes enfants et à mes petits-enfants, ma fille aînée m’en ayant déjà donné deux, un certain type d’enseignement qui a pu leur servir positivement dans la vie, c’est l’essentiel. Il me suffira qu’ils puissent dire que je leur ai transmis quelque chose, une intransigeance ou une ouverture, quelques principes et des règles de vie.
Je suis envieux de ce qu’ils ont, mais c’est pour être à leur niveau, pas pour les déposséder de leur savoir. C’est la différence que je fais entre l’envie et la jalousie puisque la jalousie, ce vil sentiment, est de ne pas supporter ce que l’autre peut être ou avoir. L’envie, c’est vouloir être comme un autre, avoir comme un autre.
Revenir en Afrique est la meilleure manière de me ressourcer, de repartir sur des bases d’authenticité. Savoir d’où l’on vient permet de ne pas se tromper sur soi-même. Et on ne peut pas prétendre connaître les autres si l’on ne se connaît pas soi-même.
Il n’est pas facile de ne plus être président de l’OM. Il est encore moins facile d’en ressentir l’injustice. Ayant exercé ma fonction selon certains principes, j’ai toujours su qu’ils auraient une contrepartie intangible : un jour ou l’autre, ils m’obligeraient à partir.
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