Quand on est parent, on s'exprime souvent avec une crânerie ridicule lorsqu'il s'agit de ses enfants.

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Quelque chose me dit que c'est cela, un amour qui dure. Quand la jeune fille de dix-sept ans préservée par le souvenir acquiert la même réalité et la même vérité que la femme mûre assise face à soi. Ce jeu entre le regard et la mémoire, c'est une bien agréable façon de voir double. Voir quelqu'un ainsi, c'est le connaître.
Au zoo, le léopard longe son enclos et te contemple au travers de barreaux ou derrière un fossé infranchissable en méprisant ton infériorité, ton besoin d'installer entre lui et toi une barrière. En cet instant, chacun sait de quoi il retourne car, pour être non verbal, le message n'en est pas moins clair: le léopard est le prédateur et tu es la proie, et ton sentiment de supériorité et de sécurité, tu ne le dois, humain que tu es, qu'à cette barrière. Face à la cage du léopard, ce sentiment se teinte de honte, devant la puissance hautaine de l'animal, sa morgue, sa piètre estime de ta personne.
On constate qu'on se fait à peu près à tout. Ce qui, un jour, paraît effroyable, intolérable, devient, avec le temps, banal, anodin.
Un mariage réussi tisse derrière lui une longue traîne de souvenirs. Un seul mot, un seul geste, une intonation peuvent faire remonter tant de choses du passé.
Les présomptions ne vont jamais toutes dans un seul sens, pas dans une affaire aussi compliquée que celle-là. C'est d'ailleurs le problème. On n'a pas assez d'informations, le dossier est incomplet. Il n'y a pas de schéma clair, de réponse évidente. Alors les inspecteurs font ce que tout le monde fait : ils se fabriquent une histoire dans leur tête, une théorie, et ensuite ils vont consulter le dossier pour trouver des preuves de ce qu'ils avancent. Ils arrêtent d'abord un suspect et ensuite ils cherchent un élément pour l'inculper. Du coup, ils se désintéressent des éléments qui en désignent d'autres.
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Dans la même œuvre

Cette spontanéité et ce ton de confession se retrouvaient dans tous les messages. Le Web créait une illusion d'intimité, conséquence de l'immersion aveugle des jeunes dans le monde virtuel.
Le cerveau de l'ado est le théâtre d'un bras de fer incessant entre bêtise et intelligence.
Un mariage réussi tisse derrière lui une longue traîne de souvenirs. Un seul mot, un seul geste, une intonation peuvent faire remonter tant de choses du passé.
Les présomptions ne vont jamais toutes dans un seul sens, pas dans une affaire aussi compliquée que celle-là. C'est d'ailleurs le problème. On n'a pas assez d'informations, le dossier est incomplet. Il n'y a pas de schéma clair, de réponse évidente. Alors les inspecteurs font ce que tout le monde fait : ils se fabriquent une histoire dans leur tête, une théorie, et ensuite ils vont consulter le dossier pour trouver des preuves de ce qu'ils avancent. Ils arrêtent d'abord un suspect et ensuite ils cherchent un élément pour l'inculper. Du coup, ils se désintéressent des éléments qui en désignent d'autres.
A un moment donné de notre vie adulte, nous cessons d'être les enfants de nos parents pour devenir les parents de nos enfants.