Le préjugé de confirmation, c'est la tendance à ne repérer autour de soi que des arguments en faveur de ses idées préconçues et à ne pas voir ce qui pourrait les remettre en cause. J'ai l'impression qu'il y a de ça dans le regard qu'on porte sur ses enfants.
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Le cerveau de l'ado est le théâtre d'un bras de fer incessant entre bêtise et intelligence.
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On constate qu'on se fait à peu près à tout. Ce qui, un jour, paraît effroyable, intolérable, devient, avec le temps, banal, anodin.
Les présomptions ne vont jamais toutes dans un seul sens, pas dans une affaire aussi compliquée que celle-là. C'est d'ailleurs le problème. On n'a pas assez d'informations, le dossier est incomplet. Il n'y a pas de schéma clair, de réponse évidente. Alors les inspecteurs font ce que tout le monde fait : ils se fabriquent une histoire dans leur tête, une théorie, et ensuite ils vont consulter le dossier pour trouver des preuves de ce qu'ils avancent. Ils arrêtent d'abord un suspect et ensuite ils cherchent un élément pour l'inculper. Du coup, ils se désintéressent des éléments qui en désignent d'autres.
Un mariage réussi tisse derrière lui une longue traîne de souvenirs. Un seul mot, un seul geste, une intonation peuvent faire remonter tant de choses du passé.
A un moment donné de notre vie adulte, nous cessons d'être les enfants de nos parents pour devenir les parents de nos enfants.
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Cette spontanéité et ce ton de confession se retrouvaient dans tous les messages. Le Web créait une illusion d'intimité, conséquence de l'immersion aveugle des jeunes dans le monde virtuel.
Un mariage réussi tisse derrière lui une longue traîne de souvenirs. Un seul mot, un seul geste, une intonation peuvent faire remonter tant de choses du passé.
Les présomptions ne vont jamais toutes dans un seul sens, pas dans une affaire aussi compliquée que celle-là. C'est d'ailleurs le problème. On n'a pas assez d'informations, le dossier est incomplet. Il n'y a pas de schéma clair, de réponse évidente. Alors les inspecteurs font ce que tout le monde fait : ils se fabriquent une histoire dans leur tête, une théorie, et ensuite ils vont consulter le dossier pour trouver des preuves de ce qu'ils avancent. Ils arrêtent d'abord un suspect et ensuite ils cherchent un élément pour l'inculper. Du coup, ils se désintéressent des éléments qui en désignent d'autres.
A un moment donné de notre vie adulte, nous cessons d'être les enfants de nos parents pour devenir les parents de nos enfants.
Quand on est parent, on s'exprime souvent avec une crânerie ridicule lorsqu'il s'agit de ses enfants. On jure pouvoir encaisser toutes les injustices, relever tous les défis. Aucune barre n'est trop haute. On ferait tout pour nos petits. Mais personne n'est blindé, les parents moins que les autres. Nos enfants nous rendent vulnérables.