Plus d'un demi-siècle de journalisme et toujours l'impression mi-grisante mi-cupabilisante d'exercer une activité marginale.
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Quand on est mort, on ne vieillit plus. L'éternité, c'est d'avoir jusqu'à la fin des temps l'âge qu'on avait le jour de son trépas.
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À lire aussi de Philippe Bouvard
Une photographie du de cujus en frac un jour de cérémonie sous le titre «La France perd un grand commis». Je ne peux pourtant pas m'empêcher d'imaginer l'illustre défunt en train d'empiler les assiettes au beurre au fond d'une cuisine électorale.
Texte : Se prononce texto depuis la suppression de l'orthographe et des négations.
L'obsession de plaire encore au-delà d'un certain âge constitue une démarche à mi-chemin du courage et de l'inconscience, tous deux sous-tendus par un mépris total des apparences.
Les bagatelles de la porte («Après vous», «Je vous en prie», «Je n'en ferai rien») ont disparu tandis que les fâcheux qui vous écrasent les pieds oublient de présenter leurs excuses en feignant de croire à un gonflement de l'asphalte.
Dans la même œuvre
Le drame, quand on a pris l'habitude de gagner de l'argent, c'est que plus rien n'est gratuit.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
L'ennui n'est pas né, comme le poète l'a prétendu, de l'uniformité. Il est apparu le jour où, pour la première fois, un animateur de radio ou de télévision, démoniaque, paresseux ou irresponsable a imaginé de faire parler une chanteuse.
Il vaut mieux avoir eu une Rolls que d'en posséder une; les souvenirs, eux, ne paient pas d'assurance.
Le string est en retard sur le téléphone puisqu'il fait encore appel à un fil.