Un roman, même une épopée, il faudrait bien Homère pour la raconter. Je vis dans un monde si curieux, si étrange... Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar.
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Quand à moi je suis tellement désolée de continuer à vivre ici que je ne suis plus une créature humaine. Je ne puis plus supporter les cris de toutes ces créatures, cela me tourne sur le coeur. Dieu que je voudrais être à Villeneuve !
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Je couche toute nue pour me faire croire que vous êtes là mais quand je me réveille, ce n’est plus la même chose.
Aussitôt que je sors, Rodin et sa bande entrent chez moi pour me dévaliser. Tout le quai Bourbon en est infesté ! Aussi, maintenant ma maison est transformée en forteresse : des chaînes de sûreté, des mâchicoulis, des pièges à loup derrière toutes les portes témoignent du peu de confiance que m'inspire l'humanité.
Je suis tombée dans le gouffre. Je vis dans un monde si curieux, si étrange. Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar.
Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente.
Dans la même œuvre
Un roman, même une épopée, il faudrait bien Homère pour la raconter. Je vis dans un monde si curieux, si étrange... Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar.
Mon grand désir, mon idéal, est de mettre dans les formes que je tire de la pâte, une idée !
L'idée ne me suffit pas ; je veux l'habiller de pourpre et la couronner d'or.
Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente.
Ce n'est pas ma place au milieu de tout cela, il faut me retirer de ce milieu, après quatorze ans, aujourd'hui d'une vie pareille, je réclame la liberté à grands cris.