Quand les choses vont mal dans mon pays, cela va encore plus mal pour les Noirs

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Viens, ma chérie, aime-moi comme tu aimerais un nègre.
Je n'étais pas boxeur, je n'étais pas beau, je n'étais pas chanteur, je n'étais pas danseur j'étais drôlement coincé la seul chose que j'ai pensé est que peut-être je pouvais être écrivain
L'amour arrache les masques sans lesquels nous craignons de ne pouvoir vivre et derrière lesquels nous savons que nous sommes incapables de le faire.
L'oppression est peut-être aujourd'hui plus ambiguë et compliquée mais très réelle. S'il y a une sorte d'arrangement cela ne masque pas la réalité du pouvoir. Le pouvoir reste exactement comme il était. Toutes les concessions des années soixante... regarde le résultat ! Cela n'est pas mystérieux, ce n'est pas parce que les Noirs seraient inférieurs. Ce n'est pas une question de race, c'est une question de classe.
Dès qu'on parle des noirs, vous tous devenez blancs
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Je n'étais pas boxeur, je n'étais pas beau, je n'étais pas chanteur, je n'étais pas danseur j'étais drôlement coincé la seul chose que j'ai pensé est que peut-être je pouvais être écrivain
Je voulais essayer de sauver ma famille, j'avais une seule arme, j'étais forcé, je n'avais pas autre chose, mais à cette époque-là, l'idée de devenir écrivain était si outrée, surtout d'où je viens. En étant écrivain je pouvais être professeur. Si je dois trouver un déclic c'est le jour où quand j'étais très jeune en rentrant j'ai trouvé ma famille dehors dans la neige. Alors j'ai décidé qu'il faut que j'achète une maison parce que à ce moment-là personne ne peut jeter ma famille dans la neige parce que c'est moi le propriétaire, j'avais 14 ou 15 ans.
Les deux rôles pour les noirs américains à cette époque pour les français c'était musicien ou GI. Or je n'étais ni GI ni musicien j'étais donc un peu douteux. J'étais douteux de toute manière car j'écrivais… « ho, ho celui-là il se prend pour écrivain … » et aussi je n'avais aucun moyen de vivre. Pendant 3 ans à Paris j'étais souvent dans la rue.
L'oppression est peut-être aujourd'hui plus ambiguë et compliquée mais très réelle. S'il y a une sorte d'arrangement cela ne masque pas la réalité du pouvoir. Le pouvoir reste exactement comme il était. Toutes les concessions des années soixante... regarde le résultat ! Cela n'est pas mystérieux, ce n'est pas parce que les Noirs seraient inférieurs. Ce n'est pas une question de race, c'est une question de classe.
Dès qu'on parle des noirs, vous tous devenez blancs