Prendre l'action à son compte, n'y vouloir de marque que la sienne, affronter seul le destin, passion âpre et exclusive qui caractérise le chef.

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Drapé d'orgueil, la misère de sa solitude a tout sacrifié à être un chef. Bien sensible, mais à ce qui le touche. Assuré de soi, conscient de ce qu'il vaut. Trop assuré pour renoncer, trop ambitieux pour être arriviste, trop personnel pour faire fi des autres, trop prudent pour ne point risquer. Philosophe en action, sa philosophie c'est l'ajustement
L'année 1968, je la salue avec satisfaction... En considérant la façon dont les choses se présentent, c'est vraiment avec confiance que j'envisage, pour les douze prochains mois, l'existence de notre pays.
Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France.
J'ai entendu vos points de vue. Ils ne rencontrent pas les miens. La décision est prise à l'unanimité.
Comme chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué: qu'il fût un chef; qu'il y eût un Etat.
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Nous rapportons à la France l'indépendance, l'Empire et l'épée.
Tant il est vrai que, face aux grands périls, le salut n'est que dans la grandeur.
Dans le mouvement incessant du monde, toutes les doctrines, toutes les écoles, toutes les révoltes, n'ont qu'un temps. Le communisme passera. Mais la France ne passera pas.
Trahi, fait prisonnier, affreusement torturé par un ennemi sans honneur, Jean Moulin mourrait pour la France, comme tant de bons soldats qui, sous le soleil ou dans l'ombre, sacrifièrent un long soir vide pour mieux remplir leur matin.
Dans les entreprises où l'on risque tout, un moment arrive, d'ordinaire, où celui qui mène la partie sent que le destin se fixe. Par un étrange concours, les mille épreuves où il se débat semblent s'épanouir soudain en un épisode décisif.