Pourtant la tristesse, en Irlande, c'est ce qui meurt en dernier.

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Il n'a jamais pensé qu'on pouvait aussi regarder le silence, qu'on pouvait voir le calme et la paix comme on regarde un lac.
Si tu jettes une pierre à travers la vitre d'un pub, tu blesses deux poètes et trois musiciens, dit le proverbe irlandais.
Il existait. Pour moi, c'était suffisant. Je pensais que notre amitié se nourrissait de distance et je m'étais trompé.
La sueur perlée agaçait mon dos en araignée lente.
Toute ma vie j'avais recherché les traîtres, et voilà que le pire de tous était caché dans mon ventre. Je ne l'avais pas vu venir celui-là.
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Pour vivre avec le sourire de son mari dans un cadre de deuil, soigner son fils qui rentre au petit jour, tenir la main de son enfant au dernier souffle du jeûne, il faut un coeur barbelé. Et Sheila était de ces femmes.
Toute ma vie j'avais recherché les traîtres, et voilà que le pire de tous était caché dans mon ventre. Je ne l'avais pas vu venir celui-là.
Ivre, il a dit un jour qu'un poseur de bombes était un poseur de questions. Le pub a ri. Moi pas. La bombe ne tue pas, elle profane le corps. Elle le dépèce et le lacère. Je ne suis même pas certain que l'âme lui survive.
Savez vous ce que disent les arbres lorsque la hache entre dans la forêt ? Regardez ! Le manche est l'un des nôtres !
Quel pays pour nous défendre ? L'Allemagne d'Hitler ? Bravo ! Quelle grande leçon de politique ! Soutenir tout ce que notre ennemi combat ? C'est ça ? La danse avec le diable pour le reste des temps ?