Pour une vertu qui nous fait marcher, que de vices nous font courir!

À lire aussi de Jean Antoine Petit, dit John Petit-Senn

Confier le jugement de ses oeuvres au feuilleton d'un ami, c'est mettre son amour-propre en nourrice.
Il a une manière dédaigneuse et protectrice de concéder des éloges, au moyen de laquelle on donne à penser plus de bien de soi qu'on n'en dit des autres.
L'amitié doit être éclairée et l'amour aveugle. Qui ne voit pas les défauts de son ami ne l'aime pas, et qui voit ceux de sa maîtresse ne l'aime plus.
On se trouve plus spirituel en songeant à ce qu'on auroit pu dire, qu'en se souvenant de ce qu'on a dit.
Parmi les auteurs, les pauvres d'argent retournent leurs habits et les pauvres d'esprit leurs pensées.
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La saveur des pensées détachées dépend d'une expression concise: ce sont des grains de sucre ou de sel qu'il faut savoir fondre dans une goutte d'eau.
Les bons magistrats vivent pour servir leur pays; les mauvais le servent pour vivre.
On aime la vertu comme on hait le vice, sans qu'il y paraisse.
Le souvenir d'une mère est l'écrin contenant les plus purs joyaux de la mémoire du vieillard.
Entre les lions avocats qui gagnent les mauvaises causes, et les mauvais qui perdent les bonnes, la justice est entre deux chaises, son ... droit par terre.