Plus j'apprenais à connaître Angela Merkel, et plus je l'appréciais. Je la trouvais sérieuse, honnête, intellectuellement exigeante et instinctivement bienveillante

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C'était comme si ma présence même à la Maison Blanche avait déclenché une panique profonde, un sentiment que l’ordre naturel avait été perturbé.
Si j'ai encore bon espoir, c'est que j'ai appris à faire confiance à mes concitoyens, notamment ceux de la nouvelle génération, qui tiennent l'égalité de tous les êtres humains pour une évidence et insistent pour que les principes que leurs parents et leurs professeurs leur ont enseignés deviennent réalité, sans peut-être y croire toujours eux-mêmes. Ce livre est avant tout pour ces jeunes une invitation à refaire le monde une nouvelle fois, et à faire advenir, par le travail, la détermination et une bonne dose d'imagination, une Amérique qui se mettra enfin au diapason de tout ce qu'il y a de meilleur en nous.
Tant que notre relation sera définie par nos différences, nous renforcerons ceux qui sèment la haine plutôt que la paix, ceux qui encouragent le conflit plutôt que cette coopération qui peut aider tous nos peuples à atteindre la justice et la prospérité. Ce cycle de suspicion et de discorde doit cesser.
Un pays ne peut prospérer longtemps en ne favorisant que les plus prospères.
La race demeure une force puissante et souvent de division dans notre société.
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C'était comme si ma présence même à la Maison Blanche avait déclenché une panique profonde, un sentiment que l’ordre naturel avait été perturbé.
C'était comme si ma présence même à la Maison Blanche avait déclenché une panique profonde, un sentiment que l’ordre naturel avait été perturbé. C’est exactement ce que Donald Trump a compris lorsqu’il a commencé à colporter des affirmations selon lesquelles je n’étais pas né aux États-Unis et que j’étais donc un président illégitime. Pour des millions d’Américains effrayés par un Noir à la Maison Blanche, il a promis un élixir pour leur anxiété raciale .
Sarkozy était tout en emportements émotifs et en propos hyperboliques. Avec sa peau mate, ses traits expressifs, vaguement méditerranéens, et de petite taille (il mesurait à peu près 1,66 mètre, mais portait des talonnettes pour se grandir, on aurait dit un personnage sorti d'un tableau de Toulouse-Lautrec.
Ce qui faisait défaut à Sarkozy en matière de cohérence idéologique, il le compensait par l'audace, le charme et une énergie frénétique.
Les discussions avec Sarkozy étaient ainsi tour à tour amusantes et exaspérantes, ses mains en mouvement perpétuel, sa poitrine bombée comme celle d'un coq nain, son interprète personnel (contrairement à Merkel, il parlait un anglais limité) toujours à ses côtés, reflet exalté de chacun de ses gestes, de chacune de ses intonations, tandis que la conversation passait de la flatterie à la fanfaronnade, sans manquer d'une authentique perspicacité ni jamais s'éloigner de son intérêt premier, à peine déguisé, qui était de se trouver au coeur de l'action et de s'attribuer le mérite de tout ce qui valait qu'on s'en attribue le mérite.