Philosopher, c'est chercher, c'est impliquer qu'il y a des choses à voir et à dire. Or, aujourd'hui, on ne cherche guère. On «revient» à l'une ou l'autre des traditions, on la «défend».

À lire aussi de Maurice Merleau-Ponty

Chercher l'essence du monde, ce n'est pas chercher ce qu'il est en idée, une fois que nous l'avons réduit en thème de discours, c'est chercher ce qu'il est en fait pour nous avant toute thématisation.
La vraie philosophie est de rapprendre à voir le monde, et en ce sens une histoire racontée peut signifier le monde avec autant de profondeur qu'un traité de philosophie.
Ce qui n'est que vécu est ambivalent; il y a en moi ... des bonheurs faux où je ne suis pas tout entier.
Dans la perception nous ne pensons pas l'objet et nous ne nous pensons pas le pensant, nous sommes à l'objet et nous nous confondons avec ce corps qui en sait plus que nous sur le monde, sur les motifs et les moyens qu'on a d'en faire la synthèse.
... Le langage réalise en brisant le silence ce que le silence voulait et n'obtenait pas.
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Dans la même œuvre

Le philosophe se reconnaît à ce qu'il a inséparablement le goût de l'évidence et le sens de l'ambiguïté.
Si philosopher est découvrir le sens premier de l'être, on ne philosophe donc pas en quittant la situation humaine: il faut, au contraire, s'y enfoncer. Le savoir absolu du philosophe est la perception.