Personne n'a gagné une guerre sans maîtriser sa colère

À lire aussi de Clara Dupont-Monod

Il faut se méfier de la désillusion. C'est une main qui lève le couvercle, libère les questions assassines.
Il est des temps qu'il faut savoir ignorer. Faute de quoi, à force de les contempler derrière soi, on se brise le cou.
Je ne hais pas les hommes parce qu'ils sont hommes, mais parce qu'ils ne sont pas vraiment des hommes. Je les hais parce qu'ils n'ont pas su se montrer plus forts que moi. Les papes condamnent, les évêques exécutent, les fils éventrent et les pères abandonnent. Voilà, pour eux, ce qu'est la force. Voilà leur ignorance et leur faiblesse
Je me demande qui a inventé la vie comme une pièce de monnaie, à deux faces, où le bonheur est l'envers de la souffrance, où les caresses ne vont pas sans les cris, où la joie d'avoir n'est rien sans la douleur de perdre.
Admire, dévore, enchante, mais n'aime jamais ou tu seras dépouillé
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Dans la même œuvre

Dans les yeux de ma mère, je vois des choses qui me terrassent. Je vois d'immenses conquêtes, des maisons vides et des armures. Elle porte en elle une colère qui me condamne et m'oblige à être meilleur.
Voilà, Richard, pourquoi j'estime la foi et déteste la religion. La première grandit l'homme, la seconde l'affole
La foi est une affaire intime. Et l'intime, par définition, n'est pas une question collective...
Je l'ai vérifié bien des fois, il n'y a pas plus dangereux qu'un homme humilié. C'est un conseil de ma mère : « Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux.»
C'est un conseil de ma mère : « Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux.»