L'incendie de Notre-Dame nous rappelle que notre histoire ne s'arrête jamais, et que nous aurons toujours des épreuves à surmonter. Ce que nous croyons indestructible peut être atteint.
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Partout sur le territoire français, seuls doivent demeurer les trajets nécessaires, comme les courses, ou aller se soigner, ou encore aller travailler quand le travail nécessaire n'est pas possible.
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Lorsqu'un président nomme quelqu'un ministre, il le fait pour son pays, pas pour en faire son obligé.
Le 11 mai prochain, mes chers compatriotes, sera donc le début d’une nouvelle étape. Elle sera progressive, les règles pourront être adaptées en fonction de nos résultats car l’objectif premier demeure la santé de tous les Français. A partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées. C’est pour moi une priorité, car la situation actuelle creuse des inégalités. Trop d’enfants, notamment dans les quartiers populaires et dans nos campagnes, sont privés d’école sans avoir accès au numérique et ne peuvent être aidés de la même manière par les parents. Dans cette période, les inégalités de logement, les inégalités entre familles sont encore plus marquées. C’est pourquoi nos enfants doivent pouvoir retrouver le chemin des classes. Le gouvernement, dans la concertation, aura à aménager des règles particulières : organiser différemment le temps et l’espace, bien protéger nos enseignants et nos enfants, avec le matériel nécessaire.
Je ne confonds pas les casseurs avec des concitoyens qui veulent faire passer un message, j'éprouve de la compréhension pour ces concitoyens, mais je ne céderai rien à ceux qui veulent la destruction et le désordre, car la République, c'est à la fois l'ordre public et la libre expression des opinions.
Je me fiche de la prochaine élection, je veux réussir furieusement, passionnément ce mandat. Pour cela, je devrai prendre des risques à coup sûr.
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Jeudi soir je me suis adressé à vous sur la crise sanitaire qui traverse notre pays. L'épidémie de Covid-19 était peut-être pour vous une réalité lointaine, elle est aujourd'hui immédiate.
Nous avons pu voir des gens dans des bars, dans des parcs. A tous ceux qui ont ont eu ce comportement de braver les consignes, je veux dire : vous ne vous protégez pas vous et vous ne protégez pas les autres.
Même si vous n'avez aucun symptôme, vous êtes peut-être contaminé et vous pouvez contaminer les autres.
Je sais que je vous demande de rester chez vous, de garder le calme dans ce contexte. J'ai vu des phénomènes de panique en tous sens, nous devons avoir un esprit de responsabilité.
Mes chers compatriotes, la France vit un moment très difficile, nul ne peut en prévoir précisément la durée. Régulièrement, je m'adresserai à vous, je vous dirai à chaque fois la vérité sur l'évolution. Je vous demande de ne céder ni à la peur, ni à la panique. Nous gagnerons.