Jeudi soir je me suis adressé à vous sur la crise sanitaire qui traverse notre pays. L'épidémie de Covid-19 était peut-être pour vous une réalité lointaine, elle est aujourd'hui immédiate.

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Notre-Dame de Paris, c'est notre histoire, notre littérature. C'est l'épicentre de notre vie, c'est l'étalon d'où partent nos distances. C'est tant de livres, de peintures. C'est la cathédrale de tous les Français, même de ceux qui n'y sont jamais venus. Cette histoire, c'est la nôtre.
Etre candidat à la présidence, c'est avoir un regard et un style. Aussi vrai qu'un écrivain a un regard et un style.
Lorsqu'un président nomme quelqu'un ministre, il le fait pour son pays, pas pour en faire son obligé.
J'ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s'ancrer dans de l'immanence complète, de la matérialité.
Il faut maintenant dire que lorsqu'on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire.
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Nous avons pu voir des gens dans des bars, dans des parcs. A tous ceux qui ont ont eu ce comportement de braver les consignes, je veux dire : vous ne vous protégez pas vous et vous ne protégez pas les autres.
Même si vous n'avez aucun symptôme, vous êtes peut-être contaminé et vous pouvez contaminer les autres.
Partout sur le territoire français, seuls doivent demeurer les trajets nécessaires, comme les courses, ou aller se soigner, ou encore aller travailler quand le travail nécessaire n'est pas possible.
Je sais que je vous demande de rester chez vous, de garder le calme dans ce contexte. J'ai vu des phénomènes de panique en tous sens, nous devons avoir un esprit de responsabilité.
Mes chers compatriotes, la France vit un moment très difficile, nul ne peut en prévoir précisément la durée. Régulièrement, je m'adresserai à vous, je vous dirai à chaque fois la vérité sur l'évolution. Je vous demande de ne céder ni à la peur, ni à la panique. Nous gagnerons.